key indigenous australian issues
| home | news lTrois dijonnais Partent En Septembre en Australie a la rencontre des aborigènesLauranne Voiron 11 août 2004 - Trois Dijonnais ont tracé des « sentiers du rêve » pour créer un échange culturel, pédagogique et humain avec les aborigènes d'Australie. A l'origine, il y eut le « didgeridoo ». De « l'eucalyptus creusé en forme de tube ». Un instrument de musique traditionnel chez les aborigènes, emblème de l'aventure de trois jeunes Dijonnais, qui s'apprêtent à prendre leur envol pour l'Australie. On pourrait les dire rêveurs, voire utopistes. Mais Yannick Longet et Grégory Juzau, 28 ans, ainsi que Jean-François Rousset, d'un an leur aîné, ne partent pas sans avoir solidement balisé un projet qu'ils ont intitulé « les sentiers du rêve ». Un voyage ? Non, bien plus. On parle d'un « échange culturel, artistique, pédagogique et humain », qui a valu à ces camarades d'être encouragés par un prix Défi jeunes de 5 500 € (voir aussi notre encadré). Faculté de musicologie pour l'un, CAP d'opérateur-projectionniste pour l'autre, photo et encore musique pour le troisième : peu importent leurs qualifications ou leurs compétences. On retiendra qu'ils ont été réunis par leur goût pour les musiques du monde et en particulier ce « didgeridoo », à l'honneur d'un festival à Poitiers, où l'idée leur est venue d'aller « à la source ». Les amis ont commencé à travailler avec 70 élèves du collège de Chevigny-Saint-Sauveur et de l'école primaire Montmuzard, à Dijon. Des interventions dans les classes pour parler des modes de vie aborigènes et éveiller la sensibilité des enfants par une initiation musicale pas tout à fait comme les autres. « C'est donner une petite étincelle à la jeune génération », résume Jean-François. « Aujourd'hui, on vit dans la mondialisation économique, la globalisation culturelle. Il est important de rencontrer d'autres peuples et de partager nos savoirs », souligne Yannick. Ces savoirs qu'ils ont présentés aux écoliers de la région, ils vont aller les exposer aux aborigènes du village de Wiluna, où ils doivent résider durant leur séjour en Océanie. Départ le 14 septembre, retour autour du 15 novembre. Deux mois en territoire aborigène au sein d'une communauté dont est issu le musicien Mark Atkins, parrain de leur projet. Deux mois en immersion au cur d'une civilisation qui compte environ 450 000 représentants en Australie, où l'on ne reconnaît son identité que depuis une quinzaine d'années. Vidéo Chacun a ses attributions. Yannick, porteur du projet, est chargé de la logistique et des images. Dans ses bagages : une vidéo sur Dijon (mais aussi une réalisation des enfants sur une forêt jurassienne). A son retour : un documentaire qui devrait être diffusé dans une salle municipale ou au sein du réseau de la fédération départementale des foyers ruraux, soutiens de l'opération aux côtés de la BNP, de l'association Évasion sans visa, ou encore de France 3 Bourgogne-Franche-Comté et France Bleu Bourgogne. Grégory est responsable de la partie ethnologie-musicologie. Enfin, Jean-François doit faire des photos, portraits de la faune et de la flore, pour un autre regard sur le visage australien. Le budget global ? Environ 11 000 €. A force de tout prévoir, vérifier, revoir et ajuster, le trio vit ses derniers préparatifs dans la fébrilité. Il met en place un site Internet (http ://sentiersdureve.fr.st). Pour partager ses expériences et ses émotions. Source: Le Bien Public (France)
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