key indigenous australian issues
| home | news lLa declaration des peuples indigenes bloquee par l occident29 November, 2004 - Trois représentants de peuples autochtones ont accusé jeudi le gouvernement britannique de bloquer le projet de "Déclaration des droits des populations indigènes" aux Nations unies, alors que les débats sur le texte doivent prendre fin la semaine prochaine. Dalee Sambo Dorough, Inuit originaire d'Alaska, Armand McKenzie et Roméo Saganash, membres des peuples Innu et Cree du Québec, ont plaidé leur cause auprès d'Eric Avebury, un Lord britannique qui a promis de soutenir leur combat. Selon eux, les dernières négociations sur cette Déclaration ont failli capoter devant la volonté du gouvernement britannique de supprimer toute référence aux "droits collectifs" des indigènes. Les Etats-Unis, l'Australie ou le Canada sont également opposés à l'adoption de cette Déclaration. La France aussi a été mise en cause: "Jacques Chirac dit soutenir les peuples premiers, mais apparemment son message n'est pas parvenu aux diplomates francais, qui défendent une vision très étroite de la notion de droits collectifs", a déclaré M. McKenzie à l'AFP. Mais le gouvernement britannique est clairement le plus "véhément", a accusé Dalee Sambo Dorough. "Le gouvernement britannique renie son histoire en refusant
aujourd'hui aux autochtones des droits collectifs, notamment le droit
à la terre, qu'il leur avait pourtant reconnus il y a des siècles",
a ajouté M. McKenzie. "La Couronne Britannique a pourtant
signé des centaines de traités avec des Indiens d'Amérique
du Nord ou avec des Maoris de Nouvelle-Zélande", a-t-il souligné. "Entre autres hypothèses, nous pouvons supposer que le Royaume-Uni
agit stratégiquement en calquant sa position sur celle des Etats-Unis
ou en succombant aux pressions exercées par ses entreprises, implantées
sur les territoires indigènes", a-t-il avancé. Après une dizaine d'années de consultation, un projet de Déclaration de 45 articles a été rédigé par le Groupe de Travail des Nations unies sur les populations autochtones, créé en 1982. Si le Royaume-Uni acceptait le texte de cette Déclaration à la dixième et dernière réunion de ce Groupe de Travail, la semaine prochaine, ce dernier pourrait alors être soumis à l'Assemblée générale de l'ONU et devenir une résolution. Dans le cas contraire, le Groupe de travail devra demander une extension pour retravailler le texte de la Déclaration, déjà approuvé par la sous-commission des Droits de l'homme. Cette polémique intervient à la fin de la Décennie Internationale que les Nations unies avaient consacrée, depuis 1994, à la "promotion et à la protection des droits des peuples indigènes". Il existe dans le monde 5.000 peuples autochtones, représentant environ 300 millions de personnes, soit 5% de la population mondiale, disséminée dans quelque 70 pays. 80% d'entre eux vivraient aujourd'hui en deçà du seuil de pauvreté. Il n'existe à ce jour qu'un seul texte international sur les peuples indigènes, la Convention sur les droits des populations autochtones et tribales, adoptée par l'Organisation internationale du travail (OIT) en 1957 et révisée en 1989. "Si cette Déclaration était adoptée, nous aurions alors véritablement des droits au niveau politique", a plaidé Dalee Sambo Dorough. Source: AFP
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